Fait d'armes:
En octobre 1914, la rébellion indigène s'installe dans la région de Mascara et de Perrégaux, soutenue par la propagande Senoussiste contre l'envoi de troupes indigènes sur les champs de batailles. A Perrégaux, deux Chasseurs d'Afrique furent tués et mutilés, et deux autres blessés dans une escarmouche où se sont illustrés les gendarmes de Perrégaux :
Ont été cités à l'ordre de la Légion: le Maréchal des logis Tarou et les gendarmes Bénac, Brège, Andrieu et l'élève gendarme Fatton.
Le 14 octobre 1914, assailli avec sa brigade par plusieurs centaines d'indigènes porteurs d'armes à feu, mal soutenu par un peloton de chasseurs réservistes qui, après avoir brûlé les quelques cartouches qu'ils avaient sur eux et constaté, vu les difficultés du terrain, l'impossibilité dans laquelle ils se trouvaient de charger, se repliant en désordre, a battu lentement en retraite sans cesser de faire usage de sa carabine, mettant plusieurs fois pied à terre pour mieux soutenir le combat, notamment au passage du lit, aux berges escarpées, d'un oued, où une dizaine de chasseurs désarçonnés auraient été sacrifiés sans sa tenace résistance et celles de ses camarades.
(réf : SHAT: Algérie 5N 122 et Livre d'Or de la Gendarmerie;
remerciements à l'A/C DUPLAN, musée de la Gendarmerie Nationale de Melun)