par le Duc d'Orléans
Quand la prise de Constantine ajoute une belle page à nos annales militaires, pourquoi faut-il que la joie du triomphe soit troublée par la perte de tant de braves qui ont puissamment contribué à ce glorieux événement? Nul n'y a pris une part plus active que le général baron de Perrégaux frappé devant la brèche; ce brave officier-général vient de succomber, le 6 de ce mois aux suites de sa blessure.
Né le 21 octobre 1791, à Neufchâtel, en Suisse, mais d'origine française et naturalisé Français, Alexandre-Charles Perrégaux entra au service en qualité de sous-lieutenant, le 2 juillet 1807. Presque tous ses grades furent la récompense d'actions d'éclat ou de brillants services. Cité souvent dans les ordres du jour de la grande armée, le général Perrégaux s'était distingué dans les campagnes d'Autriche, d'Espagne, du Portugal, de Leipsick et de France.
Déjà, pour la troisième fois, le général Perrégaux était employé au commandement des troupes en Afrique lorsque les expéditions de Mascara et de Tlemcen mirent dans un nouveau jour ses talents comme officier-général.I.3.4.2 - Alexandre Charles de PERREGAUX est né le 21.10.1791 à Neuchâtel. Il est Baron par Lettres Patentes du 11.05.1816 et Lieutenant-Colonel de la Garde-Royale. En 1825, il épouse Cécile de POURTALES, née en 1804. Cécile décède en 1830. Alexandre reçoit une balle à la tête lors de l'expédition de Constantine le 12.10.1837. Il décède en mer le 06.11.1837 et est inhumé à Cagliari (Italie), sans postérité. Son nom a été donné à une ville d'Algérie, région d'Oran (aujourd'hui Mohammedia).
Bientôt il fut appelé au comité de l'infanterie et de la cavalerie ; mais une mission de haute importance lui était encore réservée. Nommé dans les premiers mois de 1837 chef d'état-major-général des possessions françaises dans le nord de l'Afrique, il fait, sans hésiter, abnégation de ses propres intérêts pour se dévouer avec ardeur aux destinées de notre nouvelle colonie.
Personne n'avait peut être plus que le général Perrégaux les qualités si rares et si multipliées qui sont nécessaires pour remplir dignement l'emploi difficile que la confiance du roi venait de lui conférer. La fermeté, le désintéressement et la capacité administrative du général Perrégaux, semblaient promettre enfin une ère nouvelle à nos possessions africaines.
Il faut renoncer à peindre l'affliction qui s'empara des troupes à la nouvelle que le général Perrégaux venait d'être atteint d'une balle à la tête peu d'instant après la mort du général en chef, son ami ; mais, esclave de ses devoirs, il n'abandonna ses fonctions qu'au retour de l'armée à Bone. Là, soldats et officiers accompagnèrent de leurs voeux son embarquement. Ces voeux, hélas, ne devaient pas être exaucés : Perrégaux succomba à ses blessures dans la traversée, et ses restes mortels ont été déposés à Cagliari, où il a reçu des troupes sardes et de la marine française les honneurs les plus empressés et les plus touchants.
Alexandre-Charles Perrégaux est né le 21 octobre 1791 à Neufchâtel , mais d'origine française et naturalisé Français, Alexandre-Charles Perrégaux est entré au service militaire en qualité de sous-lieutenant, le 2 juillet 1807, dans le bataillon de Neufchâtel.
Envoyé en Algérie, il y fut remarqué dans les expéditions de Mascara et de Tlemcen, et reçut à Mostaganem le commandement d'un corps de 5.000 hommes, avec lequel il soumit vingt-deux tribus établies entre Mostaganem et Mascara. Il est nommé maréchal de camp 6 juin 1834. Le 12 octobre 1837, il se trouvait au siège de Constantine auprès du général Danrémont lorsque celui-ci fut tué par un boulet.Voyant tomber le général en chef, Perrégaux se précipita sur lui et, en se baissant, fut atteint d'une balle qui lui traversa le nez et s'enfonça assez avant dans le palais.
Ramené à Bône et embarqué pour France, le général Perrégaux mourut pendant la traversée. Il fut enterré à Cagliari.