l'eglise

l'eglise
Malheureusement cette église n'existe plus. Elle fut construite à la même époque que la place du marché, en face, vers 1870.

# Posté le vendredi 23 mars 2007 07:26

l'eglise vue aerien

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# Posté le vendredi 23 mars 2007 07:35

Modifié le vendredi 23 mars 2007 12:16

LE MONUMENT AUX MORTS

LE MONUMENT AUX MORTS
LE MONUMENT AUX MORTS





En 1914, Perrégaux compte environ 12000 habitants dont 6400 Européens.
Les Perrégaulois de toutes origines confondues, de toutes religions, répondent en masse à la mobilisation générale du 02 août 1914. Pour une grande majorité, ils sont mobilisés au sein des régiments de zouaves, de tirailleurs pour les indigènes, de chasseurs d'Afrique, et paieront un lourd tribu à la Patrie. Sur les 125 Perrégaulois morts pour la France, 54 appartenaient aux régiments de zouaves (dont 28 rien qu'au 2ème Zouaves et 2ème Bis de Zouaves, régiments de zouaves d' Oran) et 37 aux Tirailleurs (dont 17 au 6ème Tirailleurs).

A l'inauguration du monument aux Morts de Perrégaux dû à CERLINI, chacun peut lire:

LA VILLE DE PERREGAUX
A
SES HÉROÏQUES ENFANTS
MORTS POUR LA PATRIE

# Posté le vendredi 23 mars 2007 09:32

monument des morts

monument des morts
Les Perrégaulois morts pour la France pendant la Première Guerre Mondiale:

NOM Prénom, Grade Unité, Mort pour la France à :
AÏNI Mohammed, soldat au 7° Tirailleurs, tombé le 15 novembre 1915 à Minaucourt (Marne)
ALBERTOS François, caporal au 9° Tirailleurs, tombé le 5 mai 1917 au Mont Cornillet
ALDEGUER Paul, soldat au 2° Zouaves tombé le 23 févier 1916 au Bois des Fosses
AMZELLEK Léon, sergent major au 3° Zouaves, tombé le 26 septembre 1916 aux Balkans
ANDRES Angel, soldat au 2° Zouaves, décédé le 7 mai 1917 à l'hôpital de Vichy
ANTON Emile, matelot sur leBouvel, disparu le 18 mars 1915 dans le Naufrage du Bouvel
BALLESTER François, soldat au 3° Zouaves, tombé le 13 décembre 1914 à Roclincourt (Pas de Calais)
BALLESTER Pascual, soldat au 3° Zouaves, tombé le 14 septembre 1914 à Crouy (Aisne)
BEL HAMISSI Abdelkader, sergent au 6° Tirailleurs, tombé le 11 juillet 1918 à Chazel
BEL KADI Abdelkader,sapeur au 19° Génie,décédé le 29 octobre 1918 à l'hôpital de Salonique
BELLAHOUEL Boualam, conducteur du Train, décédé le 14 octobre 1918 à l'hôpital de Florino
BEN YOUCEF Ben Tabel, soldat au 3° Tirailleurs, tombé le 6 juillet 1916 au Champ d'Honneur
BENAHMED Mokhtar, soldat au 7° Tirailleurs, tombé le 20 juin 1915 au Champ d'Honneur
BENARROCHE Isaac, soldat au 88° d'Infanterie, tombé le 9 mai 1915 au Champ d'Honneur
BENIANE Mohammed, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 16 avril 1917 à Cauzoy (Marne)
BENORCHANE Benamar, soldat au 2° Tirailleurs, tombé le 16 septembre 1917 à Thouahad (Maroc)
BERNABEU Louis, caporal au 9° Zouaves, tombé le 16 avril 1916 à Maurepas (Somme)
BLASCO Jean Baptiste, soldat au 2° Zouaves, tombé le 25 décembre 1914 à Lombaertzide
BLAVY Henri, soldat au 2° Zouaves, tombé le 18 avril 1915 au Canal de l'Yser
BOUKHELIF Benaouda, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 31 mai 1918 à Chadun
BRAHIM Abdelkader, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 23 juin 1916 à Brocourt (Meuse)
BURGOS Hyacinthe, soldat au 4° Zouaves, tombé le 13 juillet 1915 aux Dardanelles
CARASCO Eusebio, sergent au 3° Zouaves, tombé le 24 avril 1915 au Canal de l'Yser
CARTAGENA Jean, soldat au 2° Tirailleurs, tombé le 23 février 1915 à Tracy le Mont
CARTAGENA Julien, soldat au 9° d'Infanterie, tombé le 3 août 1916 à Fleury (Verdun)
CERDAN Antoine, cavalier au 4° Dragons, disparu le 11 mai 1917 dans le naufrage de la Medjerda
CERDAN Joaquin, soldat au 2° Zouaves, tombé le 23 novembre 1918 à Mirecourt
CHARBIT Moïse, soldat au 3° Zouaves, tombé le 17 février 1915 à Roclincourt
COMBEL Maurice, mécanicien aviateur, décédé le 26 juin 1918 à l'hôpital de Gabès (Tunisie)
CORIAT Jacob, soldat au 2° Zouaves, tombé le 25 septembre 1914 à St Hilaire Le Grand
DELIBES Antoine, soldat au 1° Zouaves, tombé le 16 mai 1915 à Boesinghe (Belgique)
DESPEISSE Ernest, caporal au 2° Zouaves, décédé le 25 juin 1915 à bord du Dugay-Trouin
DUFOUR Albert, adjudant au 22° d'Infanterie, tombé le 29 avril 1916 à Cappy (Somme)
ESNAULT Edmond, soldat au 3° Zouaves, tombé le 21 juin 1915 à la redoute Bouchel (Gallipoli)
EYMALEK Léon, caporal au 2° Zouaves, tombé le 17 juillet 1915 à Voesten (Belgique)
FERNANDEZ Ambroise, soldat au 6° Tirailleurs, décédé le 15 juillet 1918 à l'hôpital de Senlis
FERNANDEZ Francisco, caporal au 2° Tirailleurs, tombé le mai 1917 au Champ d'Honneur
FERNANDEZ Ignacio, soldat aux Tirailleurs Marocains, décédé le 8 octobre1918 à l' hôpital de Pontoise
FORTUNO Alfred, soldat au 2° Tirailleurs, tombé le 5 novembre 1914 à Mareuil
FRESNEDA Manuel, brigadier au 4° Hussards, tombé le 15 août 1914 à Etables (Luxembourg)
GALEA Ramon, soldat au 3° Tirailleurs, décédé le 6 octobre1915 à Lubeck (Marne)
GARCIA Pierre, soldat au 2° Groupe d'Artillerie, décédé le 12 mars1916 à l'hôpital de Bar le Duc
GAULTIER Raphaël, aspirant au 3° Tirailleurs, tombé le 25 mai 1915 Aix les Noulette (P. de C.)
GOMEZ Joseph, soldat au 3° Zouaves, tombé le 16 juin 1915 à la côte 119 Souchez
GONZALES François, soldat au 11° d'Infanterie, tombé le 22 août 1914 au Champ d'Honneur
GONZALES Joseph, soldat au 3° Zouaves, tombé le 22 avril 1916 à Avocourt (Meuse)
GUALDE Joseph, soldat au 1° Etranger, tombé le 25 septembre 1916 à Létoale (Grèce)
HAOUCH Mahidine, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 22 septembre 1914 à Quennevièzes
HARET Habib, soldat au 6° Tirailleurs, décédé le 9 mars1915 au Mont Saint Eloy
HASSANI Lakhdar, soldat au 6° Tirailleurs, décédé le 6 novembre 1916 au village de Douaumont
HEILMANN Gustave, Lieutenant au 2° Zouaves tombé le 30 avril 1918 à St Christophe
IVARS Jean-Baptiste, cavalier au 6° chasseurs d'Afrique, tombé le 16 août 1915 au Champ d'Honneur
JAURES Victor, soldat au 6° Groupe d'Artillerie, décédé le 19 novembre 1918 à l'hôpital de Grey
JOURDAN Charles, cavalier au 20° escadron du Train, décédé le 4 avril 1917 à l'hôpital d'Epernay
KARSENTY Eliaou, soldat au 3° Zouaves, décédé le 22 septembre 1918 à Bralo (Grèce)
KHELOUYA Mokhtar, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 7 juin 1918 à Visigneux
LAVAUR Jules, soldat au 4° Zouaves, tombé le 18 mars 1915 à Mesnil-les-Hurlus
LAVAUR Philippe, soldat au 3° Tirailleurs, tombé le 30 juillet 1916 à Ferme Monacu
LIGNON René, soldat au 4° Zouaves, tombé le 5 août 1916 à Fleury (Marne)
LOPEZ Jean, brigadier au 18° Dragons, tombé le 10 septembre 1915 à Villeneuve sur Fère
LOPEZ Paul, soldat au 3° Zouaves, tombé le 8 décembre 1916 aux Balkans
MACIA José, soldat au 3° Zouaves, tombé le 14 novembre 1918 à Lenoncourt
MANZANO Bartolomé, soldat au 4° Zouaves, décédé le 3 août 1916 à l'hôpital d' Amiens
MARGUIN Paul, soldat au 2° Zouaves, tombé le 24 février 1916 au Bois des Fosses
MARTINEZ Manuel, soldat au 1° Zouaves, tombé le 6 octobre1915 au Champ d'Honneur
MERZOUK Abdelkader, soldat au 6° Tirailleurs, décédé le 27 juillet 1918 à l'Ambulance S. P.
METRAL Théodore, soldat au 2° Zouaves, tombé le 25 avril 1915 à Leperinghe (Belgique)
MIGOT Etienne, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 7 juin 1918 à Visigneux
MOKHTAR Ali, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 8 juillet 1918 à Seicheprey
MOKHTAR Kaddour, soldat au 3° Tirailleurs, tombé le 5 mai 1916 à Douaumont
MOLLA François, soldat au 2° Zouaves, disparu le 11 mai 1915 à Neuville St Wast
MONZO Edouard, soldat au 2° Zouaves, disparu le 11 mai 1915 à Neuville St Wast
MORANT Vincent, soldat au 2° Zouaves, tombé le 26 juin 1915 aux Dardanelles
MOREAU François, soldat au 13° Bataillon Tal de Zouaves, décédé le 24 octobre 1916 à l'hôpital de Bizerte
NAHON Jacques, caporal au 53° d'Infanterie, tombé le 7 décembre 1914 à Ypres
NORMAND Agile, Adjudant au 6° Tirailleurs, tombé le 21 juillet 1918 à Villemontoire (Aisne)
ORTIZ Antoine, soldat au 2° Zouaves, tombé le 8 septembre 1914 à Chaubry
PAREJA Emmanuel, soldat , tombé le 21 mars 1918 à Verdun
PARENTEAU Jean, soldat au 2° Zouaves, tombé le 22 avril 1915 à Ypres
PELLICIER Antoine, soldat au 2° Zouaves, tombé le 20 novembre 1914 à Quennevièzes
PEREZ Bernardo, soldat au 2° Zouaves, tombé le 6 octobre1915 à Maison de Champagne
PEREZ François, soldat au 1° Tirailleurs, tombé le 19 mai 1916 à Esnes (Meuse)
PEREZ Jacques, soldat au 1° d'Artillerie de Montagne, disparu le 11 mai 1917 dans le naufrage de la Medjerda
PEREZ Jean, caporal au 2° Zouaves, décédé le 28 avril 1915 à l'hôpital de Loperinghe
PEREZ Joseph, soldat au 2° Zouaves, tombé le 8 octobre1914 au Champ d'Honneur
PHILIPPE René, soldat au 3° d'Artillerie, tombé le 2 septembre 1914 à Luneville
PINTOR Joseph, soldat au 2° Zouaves, tombé le 7 septembre 1914 à Barcy (S. et M.)
PLANTE-LONGCHAMP Fernand, Sous-Lieutenant au 2° Zouaves, tombé le 7 mai 1915 à Boesinghe (Belgique)
RAMDAN Kouider, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 24 février 1916 à Louvemont
REUS François, soldat au 4° Zouaves, tombé le février 1917 à Verdun
REUS Pedro, soldat au 2° Zouaves, décédé le 3 février 1917 à l'hôpital de Larischkine (Serbie)
RIERA Mathias, soldat au 2° Zouaves, décédé le 8 juillet 1915 à l' hôpital de Rouen
RIPOLL Jean, soldat au 14° d'Infanterie, tombé le 6 septembre 1915 à La Harassée (Marne)
RIPOLL Juan, soldat au 80° d'Infanterie, tombé le 27 avril 1915 à Perthe Les Hurlus
ROSE Gustave, soldat au 10° Groupe d'Artillerie, décédé le 11 septembre 1917 à l'hôpital de Fez (Maroc)
ROUAH David, caporal au 4° Zouaves, tombé le 16 mars 1917 à Diovo (Serbie)
RUIZ Joseph, soldat au 2° Tirailleurs, tombé le 23 août 1916 à Landricourt
SANCHEZ Antoine, soldat au 4° Zouaves, décédé le 17 décembre 1914 à l'hôpital de Dunkerque
SANTAMARIA Jean, soldat au 2° Zouaves, tombé le 26 août 1915 à Neuville St Wast
SAOURA Francisco, soldat au 149° d'Infanterie, tombé le 3 mars 1915 à Aix Noulette (P. de C.)
SCOTTO DI ROZATO André, soldat au 2° Zouaves, disparu le 9 mai 1915 à Neuville St Wast
SCOTTO DI ROZATO Jean, soldat au 1° Zouaves, décédé le 4 décembre 1914 à l' hôpital de Berck Plage (P. de C.)
SELVA Vicente, soldat au 143° d'Infanterie, disparu le 2 novembre 1914 à Wytschaëe (Belgique)
SEMMI CHADLI Mohammed, soldat au 5° Tirailleurs, tombé le 12 août 1918 à Mareuil La Motte
SENNINA Charef, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 6 novembre 1916 au Champ d'Honneur
SENNINA Saada, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 17 décembre 1918 au Champ d'Honneur
SERRANO Charles, soldat au 1° Zouaves, tombé le 11 décembre 1914 à Ypres
SERRANO Michel, soldat au 1° Zouaves, tombé le 5 juin 1915 à la Redoute Bouchet
SERRAT José, soldat au 3° Zouaves, disparu aux Dardanelles
SERRAT Thomas, soldat au 2° Zouaves, tombé le 22 mars 1917 à Quennevièzes
SIMON Gabriel, fusilier marin, noyé le 26 octobre1917 au passage du Jean Beck
SLIMANI Hachemi, soldat au 54° d'Artillerie, tombé le 22 février 1916 à Verdun
TEUFEL Alexandre, caporal au 9° Tirailleurs, décédé le 13 juin 1918 à l'ambulance S. P. 234
THOMAS Jayme, soldat au 2° Tirailleurs, décédé le 28 septembre 1915 à l'ambulance C.VII.7° C.A.
THOMAS Miguel, cavalier au 10° Cuirassier, décédé le 31 octobre 1918 à l'hôpital de Marseille
TILLET Georges, soldat au 7° Tirailleurs, tombé le 23 octobre 1918 à Foy Le Sec
UBEDA Jean, soldat au 3° Zouaves, tombé le 4 février 1915 à Ecurie
VARGAS François, cavalier au 6° chasseurs d'Afrique, décédé le 17 juillet 1917 à l'hôpital 63 à St Genis Laval
VARGAS Lorenzo, soldat au 2° Zouaves, décédé le 20 juin 1915 à l'hôpital de Compiègne
VELDA Vincent, sergent au 3° Tirailleurs, tombé le 16 décembre 1916 à Douaumont
VEZY Gabriel, caporal au 2° Génie, disparu le 11 mai 1917 dans le naufrage de la Medjerda
XIMENEZ Jean, soldat au 2° Tirailleurs, tombé le 25 février 1916 à Verdun
YACHDIR Kaddour, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 28 septembre 1915 à Suippes
ZAMITH Antoine, cavalier au 2° Chasseurs d'Afrique, décédé le 9 octobre 1918 à l'hôpital de Taza (Maroc)
ZERZOUR Mohammed, soldat au 2° Tirailleurs, tombé le 19 décembre 1916 à Douaumont

Cette liste des Morts pour la France est la recopie des peintures murales de la salle des Pas Perdus de la Mairie, peintures exécutées par M. Joseph PISSEMBON, artiste peintre à Perrégaux.
(d'après les photos appartenant M. Emile VARGAS et publiées dans "Le Petit Perrégaulois", bulletin annuel de l'amicale des Perrégaulois).
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# Posté le vendredi 23 mars 2007 09:38

Modifié le vendredi 23 mars 2007 13:29

monument aux morts

monument aux morts
Le Monument aux Morts, dans le jardin public, derrière la fontaine. 1958
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# Posté le vendredi 23 mars 2007 13:31

Modifié le vendredi 23 mars 2007 18:32

monument aux morts

monument aux morts
Le Monument aux Morts de Perrégaux
inauguré après la Grande Guerre- 1927
Gravé dans la pierre: 1914-1918.
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# Posté le vendredi 23 mars 2007 13:36

Modifié le samedi 24 mars 2007 07:20

innauguration du monument aux morts

innauguration du monument aux morts
Le monument aux Morts, orné de sa plaque
1914-1918
1939-1945
Au pied, une guerrière aux cheveux nattés, appuyée sur une épée, brandit les lauriers de la Gloire.
Au sommet du monument, une Mariane soutient un soldat blessé dont le bras droit s'enroule autour du drapeau tricolore.
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# Posté le vendredi 23 mars 2007 13:45

Modifié le samedi 24 mars 2007 08:19

pendant l'innauguration

pendant l'innauguration
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# Posté le vendredi 23 mars 2007 13:46

Modifié le samedi 24 mars 2007 07:29

le monument ouvert au public

le monument ouvert au public

# Posté le vendredi 23 mars 2007 13:49

Modifié le samedi 24 mars 2007 07:19

PERREGAUX LE PAYS DES ORANGES- a dit un jour :Théo BRUAND d'UZELLE

PERREGAUX LE PAYS DES ORANGES- a dit un jour :Théo BRUAND d'UZELLE
Située à 76 km d'Oran, au pied des derniers contreforts du massif montagneux des Beni Chougranes et à l'entrée de l'immense plaine de l'Habra, la ville de Perregaux doit son nom à un Général blessé au siège de Constantine : Alexandre Charles de Perregaux, né à Neuchâtel (suisse), le 21 Octobre 1791 et naturalisé français le 18 Décembre 1815. Il a mérité de donner son nom à cette jeune ville d'Algérie, par sa manière de servir, sa valeur morale et le sacrifice suprême de sa vie, puisqu'il mourût des suites de ses blessures à bord du bateau qui le ramenait en France le 7 Novembre 1837.

------La création de Perregaux remonte au 29 Juillet 1858 et son érection en commune de plein exercice eut lieu le 30 Septembre 1870. Entre ces deux dates, le nouveau village traînait une existence assez précaire et quiconque lui aurait prédit une destinée brillante eût passé pour un bâtisseur de châteaux en Espagne. L'unique monument était d'abord le caravansérail, lieu de refuge des voyageurs allant de Mostaganem à Mascara, situé près de la rivière Habra, plus tard transformé en abattoir communal. Vers 1867-68 la culture du coton dont les débouchés étaient faciles et qui se vendait à des prix très élevés, donna au pays des ressources inattendues; ce fut un pas décisif vers le progrès : l'élan était donné. Il s'accentue davantage avec la construction des voies ferrées du PLM et de la Compagnie Franco- Algérienne qui donnent à Perregaux une situation privilégiée sur la ligne parallèle au littoral d'Oran à Alger au point de croisement de la voie qui relie les hauts-plateaux à la côte.

------En 1872, la construction du barrage réservoir de l'Oued Fergoug va changer la face de la région en apportant la fertilité dans une plaine brûlée par le soleil. A dater de 1875, le pays prospère rapidement. Il traverse une très heureuse période d'années favorables lorsqu'une terrible catastrophe vient tout compromettre et menace de détruire toutes les espérances. Le 15 décembre 1881, la rupture du barrage produit une formidable inondation : on dénombre 250 victimes. De nombreuses maisons sont détruites, les voies ferrées coupées et les ponts enlevés. Un profond découragement s'empare des colons qui voient détruit le fruit de longues années de travail. Grâce à Mrs LAURENT, Maire de la ville et DUFOREST, conseiller général, les secours accordés permettront la reconstruction du barrage qui fut achevée en 1883. Ce grand barrage de l'Habra, le plus important de l'Algérie à l'époque, est situé à 10 km de Perregaux à gauche de la route de Mascara ; il peut contenir 36 millions de m3 d'eau. La longueur totale d'une rive à l'autre est de 500 mètres : c'est dire l'importance de ce moyen d'irrigation pour la plaine.

------Depuis cette époque, Perregaux progresse sans cesse, la ville s'embellit, les monuments publics et les édifices privés dénotent un confort qui n"exclut pas un brin de coquetterie.Le jardinpublic est tracé avec un véritable goût artistique : ses allées plantées de caoutchoutiers, de ficus et d'autres essences convergent vers le centre où s'élèvent un bassin pourvu d'un jet d'eau et un kiosque à musique autour duquel des générations danseront. Les trottoirs des boulevards et des rues sont bordées d'arbres magnifiques qui transforment les chaussées en allées ombragées sous d'épais feuillages. On sent qu'il fait bon vivre dans cette charmante cité si hospitalière aux étrangers.
------Tout semble la favoriser : jusqu'à la Compagnie CFA qui y transfère d'ARZEW ses ateliers autour desquels gravite une petite armée d'ouvriers et d'employés, pressentant que ce n½ud ferroviaire deviendrait le plus important d'Algérie. La population globale de la commune atteint 8.560 habitants dont 1.558 français, 3.136 étrangers et 3.866 indigènes. Le maire est secondé par deux adjoints, vingt et un conseillers municipaux et trois, au titre d'indigènes. Le budget très important dépasse en recettes 160.000 francs. Comme dans toutes les communes algériennes le poste le plus dépensier est celui des frais d'hospitalisation : 15.000 francs par an. Perregaux est doté de tous les édifices communaux : mairie, groupe scolaire, justice de Paix, abattoirs, ajoutons l'usine électrique et la station de monte. La ville est alimentée en eau potable par une prise sur le grand canal issu du barrage de l'Oued Fergoug.
------La superficie du territoire de la commune atteint près de 22.000 ha, dont 14.000 irrigables. L' étendue du vignoble est de 600 ha produisant des vins de qualité moyenne, titrant 10 degrés. Les autres cultures comprennent : le blé, l'orge, l'avoine, le maïs, les fèves, les cultures d'été et les fourrages. Les plantations d'agrumes fournissent des oranges et des mandarines de qualité supérieure, très précoces qui constituent avec les primeurs une importante source de revenus. Les plantations d'oliviers se multiplient. La région est le pays de l'élevage par excellence, les pâturages de la plaine, notamment ceux de Debrousseville, permettent d'élever de nombreux troupeaux de b½ufs et de moutons. Aussi le marché du Mercredi est- il l'objet de grosses transactions sur les bestiaux. Tout ceci, sous la surveillance et les conseils éclairés de la station agronomique de la Ferme Blanche.

------Le barrage se rompt une deuxième fois en 1927. En 1929, les orangeries couvrent une superficie de 800 ha pour une production de 35 à 40 millions de fruits. Plus tard, en 1940, à la prise en charge du périmètre irrigable par le service de l'irrigation, elles s'étendent sur 3.000 ha et atteindront 4.900 ha en 1954. Elles sont constituées d'orangers, clémentiniers, mandariniers, citronniers et pomélos. La production est exportée vers la Métropole, l'Allemagne, les Pays-bas et l'Angleterre par les ports d'Oran et surtout de Mostaganem. La récolte est traitée dans 25 stations de conditionnement et d'emballage entièrement équipées. Par contre, le vignoble a disparu sous les attaques du phylloxéra.


------La ville n'a cessé de se développer puisque sa population est passée en 1954 de 27.367 habitants (8.318 européens et 19.016 français- musulmans) à 30.000 habitants(10.000 et 20.000 respectivement), à la veille de l'indépendance de l'Algérie. Cet essor de la population entraîne naturellement celui de l'enseignement, car aux deux classes de garçons et filles situées à l'origine à la Mairie, s'ajouteront, au fil des années et grâce aux municipalités successives : l'école maternelle, qui deviendra le siège de la Sous-préfecture, l'école des filles Jules Ferry, l'école des garçons Charles Delavigne, puis les groupes scolaires Pasteur, Berthelot, Anatole France, Victor Hugo et Marie Curie ; le stade omnisports Léo Lagrange. La ville possède des équipements sportifs : piscine, tennis, stade de foot-ball où évoluait la PGS (Perregauloise Gallia Sport), dernière équipe vainqueur de la coupe d'Algérie Française en 1961.





------L'atmosphère était parfumée par les orangers qui bordaient la plupart des rues, la vie s'écoulait calme et heureuse, rythmée par la sirène du dépôt des Chemins de Fer annonçant le début et la fin des horaires de travail. Le soir, avant la nuit, la jeunesse se retrouvait pour "faire le boulevard" pendant que les plus vieux devisaient attablés aux terrasses des cafés. Le dimanche, nombreux étaient les Perrégaulois qui se rendaient en voiture ou en train à la plage voisine de Port aux Poules pour y passer une agréable journée avec parents ou amis à "tchatcher" et manger selon la saison : un "gaspacho" une "paella" ou la "mouna".

------Malheureusement, le vent de l'histoire est venu mettre un terme à cette douceur de vivre, séparant des communautés réunies depuis près de 130 ans, en en rejetant une partie sur le sol de France et d'ailleurs. Il nous a paru important, pour resserrer les liens entre les perrégaulois, de créer une amicale qui perrénisera le souvenir de notre ville auprès de la génération nouvelle, afin que nul n'oublie.


Le Bureau de l'Amicale des Perrégaulois
C/O Antoine GARRIGOS
Cité Le Vallon Bât D
34200 SETE

-----En dehors de l'évocation de ce fameux et célèbre général français d'origine suisse, Perrégaux, cette ville m'avait laissé une image inconsciente mais enregistrée dans sa mémoire. -----Lors d'un voyage dans l'Oranais, en 1958, j'avais remarqué sans plus, les armoiries de la ville, gravées dans la pierre sur un joli bâtiment, à l'entrée de la cité, à côté d'une station service "Shell" où nous avions fait le ravitaillement en carburant.
-----Et lors de mes recherches, car ces armes me trottaient dans la tête, impossible de retrouver une représentation d'époque.
-----Un président de l'Association de Perrégaux est même allé jusqu'à m'écrire, certainement de bonne foi, qu'il n'y avait jamais eu d'armoiries à Perrégaux. Qu'ils n'avaient rien trouvé aux Archives d'Aix...!
-----Mais le Dieu des chercheurs, qui fait bien les choses, par l'intermédiaire de monsieur J.P Pérez de Toulon, me fit adresser une photocopie couleur des armoiries de la ville. C'est la couverture de la "Revue municipale (de Perrégaux)", 3è année, n°9/10 juin 1957. (Avec le tampon "Archives nationales - Aix-en-Provence"). Alors trêve de polémique, voyons les armes de cette adorable petite ville.
-----Qui a élaboré ces armes, à quelle époque (après 1928 puisque le barrage a cédé en novembre 1927, mais avant 1957 puisque la revue date de juin 1957) ?. Alors amis perrégaulois ou érudits de notre petite histoire à vos souvenirs et écrivez à l'auteur de ces lignes, sous quelle municipalité ont-elles été adoptées et y a-t'il eu des cérémonies à ce sujet ? Ces armes ont-elles été déposées pour devenir officielles ?
-----Maintenant comment lire ces armoiries ?
Avec beaucoup de modestie voilà ma lecture puisque je n'ai pas trouvé la lecture officielle. - "Ecru français moderne, à la filière d'or; tiercé en barre au 1, de gueules à la locomotive à vapeur d'argent, fumante posée sur un élément de voie ferrée de sable ;
------ au 2, d'argent liseré d'or (malgré la règle d'enquerre) à l'artichaut de sinople ; une orange sanguine au naturel, tigée et feuillée de sinople posée en chef ; en coeur un tourteau d'azur
bordé d'or, chargé d'un croissant d'or accompagné d'une main de fatma de même ;
------ au 3, d'azur au barrage hydraulique de pierre, maçonné de sable, éventré et laissant s'échapper le flot furieux de la retenue".
-----Ecu timbré d'une couronne murale d'or, crénelée, maçonnée de sable, à une tour centrale à 5 créneaux et portant en bandeau inférieur l'inscription, de sable, "Castra Nova". Sous l'écu, une banderole simple, de gueules, porte en devise le nom moderne de la cité. Symbolique : de haut en bas La couronne murale rappelle qu'ici, à peu de distance s'élevait un fort romain du Limes, appelé Castra Nova, puis une redoute française qui précéda la création de la ville de colonisation en 1858.
-----Ensuite au 1 de gueules qui est couleur héraldique de l'Afrique, et une machine à vapeur pour rappeler l'importance du n½ud ferroviaire au croisement de la rocade Arzew-Oran-Alger et de la voie étroite Arzew-Colomb Bechar, cité en grande partie de cheminots, deux gares et ateliers CFA.
Au 2, l'artichaut et l'orange sanguine de Perrégaux, tous deux célèbres dans une grande partie de l'Algérie (La Thompson a acquis une renommée internationale). Le croissant et la main de fatma rappellent que nous vivions et travaillions en parfaite harmonie avec nos concitoyens musulmans, avant que ne souffle le vent de l'histoire...! Tolérance des Français, jusque dans leurs armoiries.
-----Au 3, d'azur, ciel d'Algérie et barrage de l'Habra avec représentation de la catastrophe du 26.XI.1927, deuxième rupture du barrage puisque déjà en 1881...
-----De plus, le tiercé est tricolore : bleu, blanc, rouge pour rappeler notre emblème national auquel était fort attaché notre peuple d'Algérie. Voilà ce que je peux dire à propos de ces armes, très belles dans leur graphisme naïf, mais tellement expressif.
-----Fasse le Dieu des Chercheurs que j'obtienne les renseignements que j'espère.

Théo BRUAND d'UZELLE
Cercle Algérianiste
Franche-Comté/Bourgogne


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# Posté le mardi 27 mars 2007 10:14